DISCRIMINATIONS - Le vote sur la loi interdisant les thérapies de conversion aurait dû être un moment de communion nationale, l’occasion pour la République toute entière d’afficher un front uni face à des pratiques qui violent la dignité humaine. Car, qui en 2021 peut encore prétendre modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne? Qui peut excuser ces actes de tortures qui marquent la chair et l’esprit des victimes du sceau de la haine de soi?
Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rayé l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Dix ans plus tard, la France était le premier pays au monde à retirer la transidentité de la liste des affections psychiatriques. À l’aube de 2022, ces mots devraient résonner pou...
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