Au coeur de ces ambiances délirantes qui font régulièrement le tour des réseaux sociaux, eux enchaînent les fléchettes sur un rythme effréné, imperturbables. Eux, ce sont les meilleurs joueurs de la planète, ceux qui s'affrontent chaque week-end en Premier League, l'élite des « darts ». De leurs côtés, à distance de cette frénésie, les téléspectateurs les moins connaisseurs se posent parfois quelques questions : « Mais pourquoi lancent-ils tous - ou presque - aussi vite ? Ils ne prennent pas le temps de se concentrer ? »
Le 1er mai dernier, lors de l'étape 13 à Birmingham, la star Luke Littler a ainsi ouvert le bal de sa finale contre Michael Van Gerwen en cinq secondes chrono. Ou 4,54 secondes, pour être précis, soit le temps qui s'est écoulé entre le moment où la première fléchette de l'Anglais est sortie de sa main droite et celui où la troisième s'est plantée dans la cible. Van Gerwen répondait, lui, en 4,80 secondes. Le choc était lancé.
Ce soir-là, les deux phénomènes auraient-ils fait mieux que 84 et 82 s'ils avaient enchaîné un peu moins vite et/ou ralenti un poil leurs mouvements, comme tout un chacun dans un bar ? Rien n'est moins sûr, selon Swann Borsellino. « ...
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