Mille images, mille pores, «Millepertuis»

Catherine Lalonde - Le Devoir - 28/05
Ce solo présenté au Festival TransAmériques est à la fois un hommage à son danseur et un exigeant jeu de présence.

Du fond de la scène, se tenant dos au public, Walid « Waldo » Hammani ne bouge que la tête. Comme un oiseau au regard vif qui s’imprégnerait, nerveusement, du paysage. Dans un veston trop large, il entame une étrange marche latérale, gênée, méthodique, rigolote, regardant aux quatre coins, posant le pied prudemment. En quelques gestes, un personnage naît, qui se révélera avec le visage du danseur : un Charlot au complet pastel, un clown blanc nourri du savoir des danses de rue — électro, break, hip-hop —, un Candide au cœur d’un voyage humain où l’imaginaire se transporte de l’extérieur vers l’intérieur, et vice ve...
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