Nos 12 films coups de cœur à Cannes

Christophe Ono-dit-Biot - LePoint - 24/05
Un Benicio del Toro loufoque, un Godard revisité, un thriller familial japonais, un conte animé enchanteur… Notre festival du cinéma en 12 films.

La sélection officielle de la 78e édition du Festival de Cannes a témoigné d'un cinéma en pleine mutation, où l'audace créative côtoie l'expérience des maîtres. Le jury, présidé par Juliette Binoche, qui foulait pour la première fois les marches en 1985 avec Rendez-vous, d'André Téchiné, doit départager une vingtaine d'œuvres qui dessinent une cartographie sensible du 7e art. De la nouvelle proposition de Hafsia Herzi, La Petite Dernière, aux visions singulières de Wes Anderson avec The Phoenician Scheme, en passant par le retour attendu des frères Dardenne avec Jeunes Mères et Nouvelle Vague, de Richard Linklater, la compétition reflète un cinéma qui ne cesse de se réinventer.

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Ce cru 2025 fait la part belle aux voix féminines avec six réalisatrices en compétition, un record dans l'histoire du Festival. Entre les propositions radicales de Kelly Reichardt (The Mastermind), les fresques intimistes de Carla Simon (Romería) et le nouveau film de Jafar Panahi (Un simple accident), ces œuvres témoignent d'un cinéma qui se fait l'écho des bouleversements de notre temps. Voici quelques coups de cœur de la rédaction du Point.

« Un simple accident », de Jafar Panahi

À la nuit tombée, en pleine campagne, un couple en voiture roule involontairement sur un chien errant. Tandis que sa femme et sa fillette patientent dans le véhicule accidenté, le mari sollicite l'aide d'un garagiste, Vahid, qui croit reconnaître en lui un agent des renseignements iraniens réputé pour sa cruauté : « la Guibole ». Surnommé ainsi en raison de sa jambe droite artificielle, le bourreau a torturé Vahid en captivité, ainsi que plusieurs autres membres de son entourage. Plus tard, la victime retrouve et kidnappe le père de famille, persuadé qu'il s'agit bien de son tortionnaire, maintenant séquestré dans son van. Un ami l'oriente alors vers Shiva (Mariam Afshari), une photographe de mariage, jadis contestataire du pouvoir, qui pourra l'aider à identifier avec certitude son otage. Pas simple : les détenus mal...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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