Les deux pit-stops, la règle qui pourrait bouleverser Monaco

Eurosport - 23/05
Pour relancer le spectacle, la Formule 1 fait un pari à Monaco : instaurer un double arrêt au stand obligatoire en course. Un pari qui n'a rien d'évident.
Le sage, la lune, l'idiot et le doigt. On ne va pas vous la refaire. Au lieu de s'intéresser aux raisons qui font que le Grand Prix de Monaco est devenu le plus assommant de la saison, la Formule 1 tente de trouver des subterfuges pour réanimer artificiellement l'intérêt pour la course en Principauté. Dernière arrivée en rayon cette année : deux arrêts aux stands, au lieu d'un traditionnellement, seront désormais obligatoires durant la course.
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L'objectif : donner une plus grande place à la stratégie, rajouter de l'incertitude et des possibilités, et peut-être, avec un peu de chance, augmenter le rythme de la course. Surtout, l'expérience de 2024 a dû fortement peser dans la balance. L'année passée, un drapeau rouge sorti dès le premier tour avait permis à tout le monde de faire un arrêt au stand gratuit d'entrée, et de faire tout le reste du Grand Prix, où la dégradation est quasiment nulle, sur un seul jeu de pneus. Il suffisait alors à tous les concurrents de rouler sur un petit rythme de croisière, en faisant en sorte de conserver ses pneus. Personne n'était à fond, il n'y a eu que quatre dépassements au total. L'organisation a retenu la leçon : plus jamais ça.
Cela peut paraître contre-intuitif, mais si les 20 pilotes, enfin plutôt 16 en excluant ceux qui ont abandonné, ont pu tous ralentir dans une course qui se joue – faut-il le rappeler ? – à la vitesse, c'est pour une raison simple. Dans les rues de Monaco, le différentiel de rythme pour dépasser sans forcer serait d'environ 2,5 second...
[Courte citation de 8% de l'article original]
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