Un volcan s'éteint, un être s'éveille…

Eurosport - 12/05
Corentin Mouter, qui jouera face à Jack Draper les huitièmes de finale du Masters 1 000 de Rome, fait preuve d'une grande stabilité émotionnelle en Italie.
Que ce soit cœur d'un échange endiablé ou dans la gestion de sa carrière, Corentin Moutet cultive décidément comme personne l'art du coup auquel on ne s'attend pas. Regardez-le jouer. Jamais deux balles pareilles. Quand il arme sa frappe, allez savoir s'il va tenter une amortie, une accélération plein fer, un slice vintage, une cloche improbable ou un trick shot de son invention. C'est comme la météo à Paris au printemps : ça change tout le temps, parfois radicalement et brusquement. Et c'est impossible à prévoir.
  • Suivez le Masters 1000 de Rome en exclusivité sur Eurosport et MAX
Vu sa récente feuille de résultats, il aurait également fallu être un chaman niveau expert pour prévoir le parcours de Moutet à Rome, où il s'est offert dimanche le premier top 10 de sa carrière à l'issue d'un match exceptionnel face à Holger Rune. Et où il jouera ce mardi, face à l'épouvantail Jack Draper, le deuxième huitième de finale en Masters 1 000 de sa carrière. A 26 ans et vu l'étendu de son talent, on a envie de dire : seulement.
ATP Rome

Horaire, chaîne, streaming : comment suivre le 8e entre Fils et Zverev à Rome ?

il y a 3 heures

Le premier, c'était à Bercy en 2022, alors qu'il venait tout juste de se voir évincer des structures de la FFT pour un ensemble de comportement jugés "inappropriés" sur le court. Dans cette jolie résurgence parisienne lors de laquelle il avait dû en plus passer par les qualifications, on avait pu déceler une réaction d'orgueil chez ce garçon qui a toujours aimé jongler avec les coups de génie et les coups de sang, flirter avec la ligne jaune de l'admirable et de l'insupportable.

Le Moutet nouveau est arrivé, et Rune en a fait les frais

Video credit: Eurosport

A bien y réfléchir, c'est un peu pareil à Rome. Une magistrale reprise en mains tennistique au sortir d'un long tunnel de dérapages incontrôlés. Une prise de bec avec le public à Miami. Une explication musclée avec Alexander Bublik à Phoenix. Des menaces proférées par Pavel Kotov ("I will kill you !") à Aix-en-Provence. Un abandon et une sortie sous les sifflets à Madrid. Au-delà de ses résultats en berne, "Co" n'était plus devenu, ces derniers temps, qu'...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...