L’idée qu’une activité éjaculatoire régulière pourrait protéger la prostate circule depuis plus d’un demi-siècle. Des cohortes américaines confortent cette hypothèse ; une méta-analyse chinoise la nuance. Où en est la science ? Tour d’horizon des données disponibles, sans tabou et sans spéculation hâtive.
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Le cancer de la prostate représente, en France, près d'un tiers des cancers masculins diagnostiqués chaque année. Les principaux facteurs de risque -- âge, antécédents familiaux, origine africaine ou antillaise -- ne sont pas modifiables. Dans ce contexte, la recherche d'éléments comportementaux qui pourraient retarder ou éviter la maladie constitue un enjeu majeur de santé publique. L'éjaculation, définie comme l'expulsion rythmique du sperme hors de l'urètre et coordonnée par la contraction de la prostate et des vésicules séminales, a rapidement été étudiée : expulser plus souvent le fluide s...
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