Le tennis italien, de la terre vers le ciel

Eurosport - 10/05
A l'image de Jannik Sinner, Lorenzo Musetti ou Matteo Berrettini, le tennis italien, autrefois très marqué terre battue, cultive la diversité des styles.
On enfoncera une porte ouverte en rappelant à quel point le tennis italien, qui abrite en son sein le numéro 1 mondial, la présidence de l'ATP et un florilège de tournois professionnels dont son fleuron romain demeure l'un des plus prestigieux Masters 1 000 du circuit, est devenu une place forte du tennis mondial. Au-delà de sa représentativité qui n'a jamais été aussi massive dans le top 50 (sept joueurs actuellement), on est frappé bien sûr par le nombre mais aussi, et de plus en plus, par la variété de ses profils.
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Sinner et son tennis cadencé comme une horloge suisse. Musetti et son revers à une main taillé dans le marbre. Berrettini et ses coups de massue à vous réveiller plus brutalement qu'un ristretto au lever du jour. Arnaldi, Nardi, Cobolli, Darderi, Bellucci, Cina et maintenant Passaro, qui a sorti Dimitrov à Rome… Des noms qui s’empilent comme dans un roman de Pavese avec chacun son accent, son tempérament et surtout, son style. Leur seul dénominateur commun ? Un même pays. Pour le reste, c’est un puzzle explosé.
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Video credit: Eurosport

Et c'est un vrai changement structurel qui a accompagné sa conquête des sommets. Car le tennis italien, à l'instar de son voisin espagnol, est historiquement né sur terre battue, surface sur laquelle il a signé ses premiers faits de gloire grâce à Nicola Pietrangeli, Adriano Panatta ou Francesca Schiavone, tous gagnants à Roland-Garros bien avant l'avènement de Jannik Sinner. Briller ailleurs était plus compliqué. "Quand j'arrivais à Wimbledon, j'avais une journée pour m'entraîner sur gazon et c'est tout. On n'avait pas de possibilité de s'entraîner ailleurs que sur terre", rappelait ainsi Pietrangeli, vainqueur à Paris en 1959 et 1960.
Puis est arrivé le XXIè siècle, un carrefour crucial. Jannik Sinner, qui fait son grand retour ce samedi à Rome, est né en 2001. La même année, Angelo Binaghi est arrivé à la tête de la Fédération italienne, où il a tout changé. Décentralisation des pôles d'entraînement, formation des entraîneurs, politique d'intégration dans les écoles, naissance d'une chaîne 100% tennis, créatio...
[Courte citation de 8% de l'article original]
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