La réforme de la politique agricole commune fait débat en ce moment. Mais la politique est-elle la seule responsable de la faible place du bio au Luxembourg? Pas sûr, pour le vigneron bio Guy Krier (domaine Krier-Welbes).
Jeudi, le Mouvement écologique, Greenpeace et natur&ëmwelt ont critiqué ensemble le plan de mise en œuvre de la nouvelle politique agricole commune (PAC) proposé par le ministre de l’Agriculture et de la Viticulture, Romain Schneider. Les défenseurs de la cause environnementale regrettent que l’enveloppe conséquente qui sera allouée à l’agriculture luxembourgeoise (570 millions d’euros) ne soit pas davantage consacrée aux pratiques respectant les écosystèmes et que «le changement de paradigme dont nous avons tant besoin à tous les niveaux n’y (soit) en effet pas du tout abordé, bien au contraire».
Guy Krier (domaine Krier-Welbes, à Ellange-Gare), vice-président de l’Organisation professionnelle des vignerons indépendants, est un des premiers vignerons bios du pays (et toujours l’un des seuls). Il est donc très bien placé pour évoquer la situation de la viticulture bio au Luxembourg, qui se contente de la portion congrue. Il ne désespère toutefois pas et constate même avec bonheur que la nouvelle génération se montre bien plus audacieuse que l’ancienne.
La surface viticole cultivée en bio est toujours aussi marginale au Luxembourg, autour de 4 %. Mais il semble qu’après une décennie de stagnation, la situation évolue…
Guy Krier...
[Courte citation de 8% de l'article original]