La malbouffe joue avec notre cerveau... en se cachant dans nos souvenirs

National Geographic - 23/04
De nouvelles études suggèrent que les souvenirs d’aliments gras et sucrés sont profondément enregistrés dans notre hippocampe... dès la première exposition.

La prochaine fois que vous penserez à cette barre chocolatée qui se cache dans le tiroir de votre bureau, ce ne sera pas seulement un caprice de votre mémoire, mais bien votre cerveau qui vous poussera à la manger.

Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature Metabolism suggère que des neurones spécifiques de l’hippocampe enregistrent les détails sensoriels et émotions ressenties lorsque nous consommons des aliments riches en calories. Chez les souris, ces neurones déclenchent des envies qui mènent à une suralimentation, même si l’animal n’avait pas faim. Lorsque les chercheurs ont fait taire ces neurones, les rongeurs ont réduit leur apport en sucre et ont évité une obésité due à l’alimentation.

« Tous les animaux ont besoin de manger, c’est pour cela que nous avons besoin de nous alimenter, ne serait-ce que pour survivre », explique Guillaume de Lartigue, un membre associé du centre Monell de recherches sur la chimie des sens, à Philadelphie, et co-auteur de l’étude. Les scientifiques ont traditionnellement distingué la faim métabo...
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