Les États-Unis identifient les membres de ce gang par les tatouages, mais leur méthode est bidon

Marie Terrier - Huffpost FR - 18/04
Donald Trump a déclaré le gang Tren de Aragua « organisation terroriste ». Pour accélérer les expulsions, son administration a recours à des méthodes très discutables.
HANDOUT / AFP
Des migrants vénézuéliens tous accusés d’être membres du gang Tren de Aragua, le 16 mars 2025 à la prison CECOT du Salvador.

ÉTATS-UNIS - Une horloge, un train, une étoile, une couronne… Aux États-Unis, ces motifs de tatouage peuvent condamner à un aller simple vers le Salvador, en raison de suspicions d’appartenance au gang vénézuélien Tren de Aragua que l’administration américaine a déclaré organisation « terroriste ». C’est ce qu’il s’est passé pour certains des 238 Vénézuéliens expulsés mi-mars, dont le sort a engagé un bras de fer avec les tribunaux.

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Parmi ces déportés se trouve Andry Hernandez Romero. Ce styliste et maquilleur a quitté le Venezuela en mai 2024 et demandé l’asile aux États-Unis en raison de son orientation sexuelle et de ses opinions politiques, a affirmé son avocate Lindsay Toczylowski à plusieurs médias. En mars, alors qu’il devait apparaître au tribunal pour l’examen de sa demande, il n’est jamais venu. Il avait été arrêté et expulsé vers le Salvador. Direction : la prison de haute sécurité CECOT.

Couronnes et montres de poche

Le photographe du Time Philip Holsinger était à l’aéroport et a été témoin de son arrivée au Salvador. Invité dans l’émission 60 Minutes début avril, il a livré un récit glaçant. « J’ai suivi ce jeune garçon depuis sa sortie du bus. Il hurlait “je suis gay”, il disait qu’il était innocent, il était giflé à chaque fois qu’il parlait », raconte le photojourna...
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