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États-Unien, la nécessité d’un nom
Pierre Monette - Le Devoir -
18/04
Pendant longtemps, nos voisins se sont d’abord identifiés comme Virginiens, Caroliniens, Yorkers…
Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.
États-Unien : le mot permet de faire la part des choses entre les réalités propres à cette nation et celles du continent — et de s’insurger, comme on le fait en Amérique hispanophone en utilisant les appellations estadounidenses, yanqui et gringos, contre les visées hégémoniques de cet État qui s’est approprié le nom qui devrait désigner tous les habitants d’un espace débordant largement des frontières des États-Unis.
En septembre et octobre 1850, Montréal et Québec reçoivent la visite d’une importante cohorte de touristes issus de la Nouvelle-Angleterre. Les journaux présentent ironiquement l’événement comme une « invasion de “Bostonnais” ».
Mais « faut-il dire “Bostonnais” ou “Bostoniens” ? » demande un lecteur du journal Le Canadien. On lui répond que « les Canadiens en général, suivant la tradition de leurs pères, disent toujours Bostonnais. La révolution ayant commencé à Boston, les Canadiens ont étendu et ils continuent généralement à donner le nom de Bostonnais à tout le peuple des États-Unis ».
Et de rappeler que cette population « n’a pas encore de nom propre collec... [Courte citation de 8% de l'article original]
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