Le grand requin blanc (Carcharodon carcharias), avec son allure svelte et ses dents de 6 centimètres de long, spécialement conçues pour déchiqueter, est un prédateur intimidant. Si intimidant que, au premier abord, sa disparition pourrait presque passer pour une bonne nouvelle. Cependant, en réalité, la perte d’un animal aussi important, connu comme le plus grand requin prédateur du monde, aurait des répercussions qui se feraient sentir à travers la totalité de l’écosystème.
Une nouvelle étude, publiée dans Frontiers in Marine Science, s’attèle à démontrer les conséquences de la disparition des requins. Elle analyse pour cela le cas de Seal Island, une petite île au large de la baie False, en Afrique du Sud, qui constituait autrefois l’une des rares destinations sur Terre où l’on pouvait observer de grands requins blancs surgir de l’eau pour capturer leurs proies.
« C’était comme les Dents de la mer, mais dans les airs », commente l’écologue marin Neil Hammerschlag, directeur exécutif de la Shark Research Foundation Inc. et co-auteur de la nouvelle étude. « Pour moi, il n’y a rien de plus remarquable dans la nature que de voir un grand requin blanc de [900 kg] s’envoler avec un phoque dans la bouche. »
Lorsque les prédateurs ont...
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