Il s'est promis deux choses, sitôt la course terminée. La première : se décrasser dans les douches du vélodrome de Roubaix, vétustes, boudées, mais mythiques. La seconde : passer au local du VC Roubaix, à quelques mètres de la ligne d'arrivée. Un membre de son ancienne équipe et club formateur actionnera la tireuse et lui servira une bière. Pour étancher la soif, pour fêter ça.
À 30 ans, Samuel Leroux va enfin disputer Paris-Roubaix. La toute première chose à laquelle le natif de Boulogne-sur-Mer a pensé en rejoignant TotalEnergies cet hiver ; un Graal atteint sur le très tard, après sept ans dans les rangs de Van Rysel-Roubaix Lille Métropole. Soit le professionnalisme au plus bas de l'échelle, Continental, la Troisième Division du cyclisme. Seules les écuries WorldTeam et ProTeam (1re et 2e divisions) ont droit à la reine des classiques.
« Je faisais partie de l'équipe de Roubaix, sans pouvoir courir Paris-Roubaix. Je me disais : "Merde, on ne peut pas être invités une seule fois ?" »
Samuel Leroux
« La grosse frustration annuelle. Je faisais partie de l'équipe de Roubaix, sans pouvoir courir Paris-Roubaix. Je me disais : "Merde, on ne peut pas être invités une seule fois ?" Mais on ne peut aller contre le règlement. » Ni une forme d'assignation : les saisons filaient et Leroux, excellent coureur, résistant...
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