« Paris-Roubaix, le plus beau jour de ta vie... ou le pire » : à 30 ans, le Nordiste Samuel Leroux va enfin disputer la Reine des classiques

LEquipe - 10/04
Longtemps bloqué en Troisième Division, Samuel Leroux va courir dimanche Paris-Roubaix, la course de ses rêves. À 30 ans. À domicile. Pour sa huitième saison chez les pros.

Il s'est promis deux choses, sitôt la course terminée. La première : se décrasser dans les douches du vélodrome de Roubaix, vétustes, boudées, mais mythiques. La seconde : passer au local du VC Roubaix, à quelques mètres de la ligne d'arrivée. Un membre de son ancienne équipe et club formateur actionnera la tireuse et lui servira une bière. Pour étancher la soif, pour fêter ça.

L'ÉQUIPE

À 30 ans, Samuel Leroux va enfin disputer Paris-Roubaix. La toute première chose à laquelle le natif de Boulogne-sur-Mer a pensé en rejoignant TotalEnergies cet hiver ; un Graal atteint sur le très tard, après sept ans dans les rangs de Van Rysel-Roubaix Lille Métropole. Soit le professionnalisme au plus bas de l'échelle, Continental, la Troisième Division du cyclisme. Seules les écuries WorldTeam et ProTeam (1re et 2e divisions) ont droit à la reine des classiques.

« Je faisais partie de l'équipe de Roubaix, sans pouvoir courir Paris-Roubaix. Je me disais : "Merde, on ne peut pas être invités une seule fois ?" »

Samuel Leroux

« La grosse frustration annuelle. Je faisais partie de l'équipe de Roubaix, sans pouvoir courir Paris-Roubaix. Je me disais : "Merde, on ne peut pas être invités une seule fois ?" Mais on ne peut aller contre le règlement. » Ni une forme d'assignation : les saisons filaient et Leroux, excellent coureur, résistant...
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