Ismaël Mereghetti aime les paris audacieux. Écrire sur Aya Nakamura, c'est prendre le risque d'essuyer de vives critiques, tant la star divise. Dans Aya Nakamura, dictionnaire critique, l'ancien journaliste de France Télévisions et Radio France explore le phénomène à travers un abécédaire : d'Aulnay-sous-Bois, sa ville d'origine, au zouk, "sa musique de cœur". Cet ouvrage retrace les moments clés de son parcours et revient sur les nombreuses polémiques qui ont jalonné sa courte carrière. L'idée d'écrire sur l'artiste franco-malienne est née après la vague de haine déclenchée par l'annonce de sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris. L'interprète de Djadja avait déposé plainte pour injures racistes au printemps 2024.
Mais loin de se limiter aux controverses et aux attaques, Ismaël Mereghetti cherche surtout d'analyser le succès et l'impact musical de l'une des artistes françaises les plus écoutées au monde. Il tente notamment de déconstruire les clichés qui entoure son œuvre, souvent qualifiée de simpliste, vulgaire ou éloignée de la langue française traditionnelle.
Début 2024, une polémique éclate en France autour de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris. On évoque alors la possibilité qu'Aya Nakamura interprète une chanson d'Edith Piaf. Une rumeur qui avait fait hurler l'extrême droite française qui considérait qu'elle n'était pas légitime pour reprendre ce monument national de la chanson française. Pourquoi ce choix a-t-il fait autant polémique ?
Ce choix-là n'est qu'une histoire de projection, de conservatisme et de racisme. C'est un reflet peu reluisant de la société française. On ne veut pas que l'image de la France lui soit associée parce que ce n'est pas normal ...
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