Tempête de neige sur Roissy: les forces de l'ordre de l'aéroport parisien Charles-de-Gaulle peinent à gérer le boom de voyageurs transportant de la cocaïne, un phénomène qui atteint un niveau jamais vu et les confronte aux limites de leurs dispositifs.
Le 4 mars, les douanes du premier aéroport de France décident de scanner tous les bagages des passagers d'un vol Air France arrivant de Martinique, au lieu des habituels contrôles ponctuels. Résultat: 212 kilos de cocaïne découverts dans les valises de six voyageurs.
Mais aussitôt un problème logistique se pose. La petite antenne de Roissy de l'office antistupéfiants, l'Ofast, n'a en effet pas les capacités de prendre en charge autant de gardes à vue, dans un contexte où le nombre de "mules" interceptées à Charles-de-Gaulle a bondi de 46% en deux ans.
Après de laborieuses négociations entre services, les mis en cause se retrouvent répartis entre l'Ofast, la police aux frontières - normalement chargée de la lutte contre l'immigration irrégulière - tandis qu'une partie atterrit au commissariat local de Villepinte. Du bricolage dans l'urgence pour absorber la charge.
"Si la semaine est calme, ça va. Le problème est que les semaines où ça pousse, soit par effet du hasard soit parce que les trafiquants ont des quantités à écouler, l'ensemble du système sur les mules peut être vite saturé",...
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