On estime que 20 à 50 % des femmes en âge de procréer souffrent du syndrome prémenstruel (ou SPM), un ensemble de symptômes et désagréments survenant durant les jours précédents les menstruations. Par ailleurs, 5 % des femmes en âge de procréer souffrent d’une forme sévère de SPM : le trouble dysphorique prémenstruel. Je fais partie de ces 5 %, et cette pathologie impacte lourdement mon quotidien.
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8 conseils pour réduire les ballonnements menstruelsLe trouble dysphorique prémenstruel (ou TDPM) se manifeste uniquement pendant la phase lutéale et se superpose un peu au début des règles (une période de 5 à 10 jours avant les règles, et les 2 premiers jours de celles-ci). Au quotidien, pendant cette période, je ne suis pas "moi-même". Les hormones dérèglent entièrement mon corps et je passe par des pics très différents de douleurs physiques, et, plus principalement, beaucoup de souffrance mentale. Les symptômes varient à chaque cycle, certains sont beaucoup plus simples à vivre, et d'autres me semblent insurmontables.
Mes symptômes sont les suivants : fatigue extrême, perte d'intérêt, besoin de s'isoler, insomnie et/ou hypersomnie, hyperphagie et/ou perte totale d'appétit, crises de colère, crises d'angoisse, hypersensibilité générale, dévalorisation, pensées suicidaires, douleurs à la poitrine avec gonflements, état dépressif, douleurs aux articulations, anxiété générale, migraines, création de conflit avec les autres, comportements auto-destructeurs, nausées et vomissements, malaises, douleurs généralisées utérus/estomac.
Dans mon cas, j’ai parfois aussi de longues périodes dissociatives ( mécanisme de défense du psychisme qui permet de se déconnecter temporairement de la réalité , NDLR) dues au trouble, mais ce n’est pas un symptôme du trouble lui-même, plutôt une réaction à ça.