Cet article est issu du magazine Les Dossiers de Sciences et Avenir n°220 daté janvier/ mars 2025.
Pratiques de soins non conventionnelles, interventions non médicamenteuses, thérapies complémentaires… Les termes pour définir ces techniques ne manquent pas. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il en existerait plus de quatre cents, des plus farfelues aux plus sérieuses ! Leur point commun : les futurs médecins ne les apprennent pas pendant leurs études. Ce qui n'empêche pas un engouement certain pour ces médecines douces.
Acupuncture : des bienfaits encore mystérieux
Le principe : Cette pratique issue de la médecine chinoise consiste à insérer des aiguilles fines dans le corps à des points spécifiques. Elle découle d'une approche selon laquelle celui-ci est traversé par une énergie vitale appelée "qi ", qui circule à travers des canaux ou des méridiens. Un blocage ou un déséquilibre du qi provoquerait des maladies ou des douleurs.
Quelle efficacité ? L'acupuncture est surtout pratiquée pour gérer toute forme de douleur. Mais son champ d'action est très large, allant de la prise en charge de l'anxiété à celle des addictions. 21 % des Français y ont déjà eu recours, mais les preuves de son efficacité restent fragiles, car elles reposent sur des essais cliniques de faible qualité méthodologique.
En 2022, une méta-analyse publiée dans le BMJ Open concluait que l'acupuncture pouvait soulager les douleurs lombaires des femmes enceintes, sans qu'aucune des dix études considérées n'ait cependant comparé l'efficacité de cette pratique à un placebo. Quant à la revue Cochrane, qui analyse toutes les études scientifiques de qualité sur une question de santé précise, elle faisait état, en décembre 2020,...
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