« Ce crime raciste que l’État refuse de voir »

Tribune collective - Huffpost FR - 21/03
Sept mois après la mort de Djamel Bendjaballah tué près de Dunkerque, ses proches et des élus écologistes appellent à reconnaître le mobile raciste de l’acte.
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
« L’assassinat de Djamel Bendjaballah, le crime raciste que l’État refuse de voir », écrit dans une tribune au HuffPost un collectif et plusieurs élus écologistes.

TRIBUNE - Le 31 août 2024, Djamel Bendjaballah a été assassiné. Son meurtre ne fut ni une fatalité ni un accident, mais l’aboutissement implacable d’une haine longtemps tolérée. Ce jour-là, près de Dunkerque, sous les yeux de sa fille, un homme l’a écrasé, une fois, puis encore, et encore. Cet homme, Jérôme Décofour, n’était pas un inconnu pour lui. Membre d’une milice néofasciste armée « La Brigade française patriote », il harcelait Djamel depuis des années, le menaçait, le persécutait. Djamel savait. Djamel avait peur. Djamel avait prévenu.

Trois fois, il s’était tourné vers la justice. Trois fois, il avait dénoncé les insultes racistes, les menaces, la terreur qu’il subissait. Et trois fois, on l’a ignoré. Trois plaintes classées sans suite. Trois occasions de lui sauver la vie.

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