Une société libanaise dans l’opaque machinerie électorale congolaise

LOrientLeJour - 24/11
En 2011, la société libanaise Inkript Industries décroche un contrat de fourniture de matériel électoral pour la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). Or l’enquête « Congo...

Elle se présente comme la crème de la crème libanaise dans le secteur des nouvelles technologies. Resource Group Holding (RGH), c’est un « chiffre d’affaires annuel de plus de 200 millions de dollars, 14 bureaux au Moyen-Orient et en Afrique et plus de 2 000 employés », expliquait en 2018 Hisham Itani, le fondateur de RGH dans un publicommuniqué publié par Le Commerce du Levant. Le fils de l’ancien député du groupe parlementaire du courant du Futur, Mohammad Amine Itani, peut pavoiser : il vient alors d’être sélectionné parmi les 35 personnalités les plus influentes du monde des affaires au Liban par le magazine Forbes Middle East.

Une reconnaissance à laquelle le succès de l’une de ses filiales, Inkript, n’est pas tout à fait étranger. Fondée en 1973 au Liban, cette entreprise spécialisée dans la sécurité informatique croît avec le marché et collectionne les contrats. Au Liban, elle devient notamment le fournisseur attitré de timbres fiscaux du ministère des Finances pendant onze ans (de 1998 à 2019) et décroche la production des nouveaux passeports biométriques en 2015. Mais c’est surtout pour ses activités en Afrique qu’elle défraie la chronique. En Centrafrique, par exemple, sa filiale Africard Co RCA est soupçonnée, en 2014, d’avoir produit des passeports de complaisance dans le cadre d’un contrat signé en 2010 sou...
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