En Côte d'Ivoire, la contrebande de cacao met Abdijan sous pression

LePoint - 24/02
REPORTAGE. Alors que le prix du cacao flambe, les producteurs ivoiriens peinent à en profiter. Entre régulation stricte et trafic croissant, la filière fait face à de grands défis.

Man, capitale du district des montagnes. Dans ce Grand Ouest ivoirien aux terres vertes et fertiles, le cacao est cultivé en masse. Chaque famille, chaque agriculteur dispose d'une ou plusieurs parcelles réservées aux précieuses cabosses. Une fois récoltées, les fèves brutes compactées dans des sacs fibreux poursuivent leur voyage à l'arrière de camions transportant chacun une quarantaine de tonnes. En Côte d'Ivoire, seuls les ports en eau profonde d'Abidjan et San Pedro sont autorisés à exporter ces cargaisons. Mais au sortir de la ville, quelques poids lourds aux essieux fatigués bifurquent discrètement vers l'ouest. Direction la Guinée et le Liberia voisins, où le prix de cette ressource très demandée sur les marchés internationaux se négocie deux à trois fois plus cher que sur le sol ivoirien.

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Des porteurs chargent des sacs contenant des fèves de cacao dans la remorque d’un camion. Région du Tonkpi, Côte d’Ivoire.  © Hadrien Degiorgi
Depuis l'envolée du cours mondial du cacao en 2024, at...
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