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Perrot : "Mon plan ? Devenir le meilleur biathlète du monde"
Eurosport -
13/02
Sacrée personnalité que celle d'Eric Perrot. A 23 ans, le troisième homme aux classement général de la Coupe du monde raconte son ambition pour Eurosport.
Par Thomas Bihel
Eric, au moment de cet entretien, nous partons à l’entraînement. Vous le voyez comme un travail, ou comme un jeu ?
Eric Perrot : C'est un jeu à 90% du temps. Quand on sort comme ici, avec le temps qu'il fait, avec cette envie d'aller disputer ces courses… Vous savez, dès qu'on a passé un petit moment à la maison, on est ressourcés. Et là tout de suite, j'ai envie de retourner à la compétition. Ça démange un petit peu quand on est en plein hiver, je sens que je suis entraîné, je suis prêt à participer. Donc, oui, dans ces moments-là, ça correspond à peu près à 90% du temps à un jeu. C'est vrai qu'il y a donc 10% du temps où, parfois, on est un peu lassé parce que ça reste tous les jours la même chose finalement. On sort, on fait du ski, on tire. Et parfois, j'avoue que la motivation est moins importante. Si la météo n’est pas de la partie, comme tout le monde, on a moins envie de sortir. Dans ce cas-là, alors, c'est plus un travail ! Heureusement, on a la chance de pouvoir jouer à 90% du temps.
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Mais votre évasion, c'est de pratiquer le biathlon ou de profiter des temps calmes, en famille ?
E.P : Ça dépend de quoi l’on parle. Parfois, j'ai envie de m'évader du biathlon. Dans ces cas-là, ce sera plutôt les temps passés en famille. Mais en même temps, parfois, j'ai envie de m'évader de la maison et là, mon évasion, c’est pratiquer du biathlon. C'est vrai que nous avons une vie de luxe ! Pouvoir partir en compétition avec les copains et s'amuser… Mais ce côté privilégié, c'est énormément de travail.
Ce sont aussi des sacrifices, on imagine, depuis tout petit…
E.P : Oui, c'est vrai. Mais c'est comme tout travail. Dans tous les cas, il faut bosser. C'est sûr qu'on ne peut pas réaliser quelque chose dont on a envie en claquant des doigts. Après, de là à parler de sacrifice… Moi, je le vois comme une passion. Par contre, bien sûr que cela demande beaucoup d'heures de travail. Mais je me répète, comme pour n'importe quel job, finalement. Tu ne peux pas devenir performant dans un domaine sans y passer du temps. Et le biathlon ne déroge pas à la règle.
Eric Perrot lors du relais de Coupe du monde à Hochfilzen, le 15 décembre 2024
Crédit: Getty Images
Est-ce que vous êtes parfaitement conscient de ce que vous réalisez en course ?
E.P : Alors, je pense être plutôt lucide parce que j'aime beaucoup réfléchir… Je pense être conscient de chaque situation. Quand je suis dans un mouvement, quand je suis dans le truc, e... [Courte citation de 8% de l'article original]
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