La primaire est-elle une machine à perdre la présidentielle ?

LePoint - 10/02
Gérald Darmanin a appelé à une primaire pour désigner le candidat de son camp. Si on lui reconnaît sa vertu démocratique, la primaire ne garantit pas la victoire. Au contraire.

Donner le pouvoir au peuple est le fondement même de la démocratie. Si ce pouvoir s'exerce par le vote lors d'élections (qu'elles soient municipales, régionales ou législatives), de nombreux partis politiques ont, depuis les débuts de la Ve République, pris la décision de permettre aussi l'exercice de ce droit au sein même de leurs instances, pour désigner leur candidat à l'élection suprême : la présidentielle. C'est ce que l'on appelle les primaires.

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Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a formulé le vœu de la mise en place d'une primaire au sein du camp macroniste. Une décision louable d'un point de vue démocratique, mais qui, pour autant, n'est pas nécessairement une manœuvre stratégique vouée au succès. Les dernières élections présidentielles ont en effet établi un constat : les primaires ne semblent pas (ou plus ?) être des machines à gagner.

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