Apithy annonce sa grossesse : "Je me vois déjà à L.A., avec mon mari et mon enfant sur la piste"

Eurosport - 03/02
Sacrée championne olympique au sabre à Paris 2024, Manon Apithy attend un enfant. Elle nous parle de la façon dont elle appréhende ce nouveau chapitre.
Propos recueillis par Géraldine Weber
Manon, vous n'auriez pas une petite révélation à nous faire ?  
M.A : Effectivement… J'ai même un petit truc à vous montrer. J'ai un petit bébé dans mon ventre depuis quatre mois. 
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Est-ce un projet de longue date ? Pouvez-vous nous expliquer comment cette idée a mûri ?  
M.A : Oui, c'est un projet de longue date. Depuis qu'on s'est mis ensemble avec Boladé (Apithy, son mari, NDLR), on parle de bébé. Boladé a toujours eu envie de bébé, très tôt. Je savais qu'il fallait que je calcule en fonction des saisons et des Jeux. Au début, le projet, c'était de le faire après les Jeux olympiques de Tokyo. Et puis, il y a eu le Covid. Trois ans pour préparer Paris, cela semblait un peu compliqué. Donc, on s’est dit qu’il valait mieux repousser. Ce qui m'a un peu arrangée. J’avoue que je me sentais encore un petit peu jeune à ce moment-là. On s'est dit : 'après Paris, c'est parti. On lance un bébé, médaillé ou pas médaillé !' 
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Au final, le timing est parfait puisque Boladé est médaillé à Paris et vous, vous êtes titrée. Puis vous tombez rapidement enceinte… 
M.A : Oui, le timing était parfait. C’était une belle année 2024. Mais il y a eu un couac : on a fait un test de grossesse quand on était en vacances aux Philippines, au bout du monde, le jour de notre anniversaire de mariage. Et là, je suis enceinte. Mais cela ne se passe pas comme prévu. On se rend compte que l’on en train de perdre le bébé. Ce qui est fou, c'est qu'on se visualise très vite. Dès le lendemain, on se disait, 'si c'est une fille, on a le prénom. Mais si c'est un garçon, on n'en a pas.' Du coup, on est restés trois heures dans la piscine à faire des espèces de matchs de prénoms de garçons. Et au final, quelques jours après, j’ai fait une fausse couche.  
Que s'est-il passé après ?
M.A : On est rentrés en France. J’ai appelé la médecin. J'ai dû faire une prise de sang. Et l'hormone avait bien chuté. J'ai eu les résultats du test le 14 septembre, le jour de la parade. Au fond on le savait... On avait commencé à faire notre deuil dans l'avion en rentrant de vacances. Coup dur. 
Vous l'avez communiqué à vos proches ?
M.A : En fait, ce qui est surprenant, c'est que lorsque j'ai commencé à en parler autour de moi, à ma famille ou à des amis, tout le monde me dit : 'Ah, mais t'inquiète pas, c'est normal, ça arrive à tout le monde.' J'ai plein de copines à qui cela est arrivé. On m’a dit que c’était le cas pour deux femmes sur trois. Ma mère m’a même dit : 'Je crois que cela m'était arrivé, mais je n'étais pas au courant.' En fait, il y a plein de femmes qui font des fausses couches, mais qui ne sont pas forcément au courant. Elle m’a expliqué que c’était pour cela qu'on attendait les trois mois de grossesse avant de l’annoncer. On a vite voulu passer à autre chose et on a voulu voir le positif. On s’est dit : 'Bon, ça a marc...
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