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Histoire des sciences : Marie Curie et l'étalon radium
Sciences Et Avenir -
25/01
Le 21 février 1913, Marie Curie déposait au Bureau international des poids et mesures de Sèvres (Hauts-de-Seine) un échantillon de 21,99 milligrammes de chlorure de radium, qui constituait l'étalon de mesure de la radioactivité.
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°936, daté février 2025.
Le 21 février 1913, Marie Curie déposait au Bureau international des poids et mesures (BIPM) de Sèvres (Hauts-de-Seine) un échantillon de 21,99 milligrammes de chlorure de radium, qui constituait l'étalon de mesure de la radioactivité. Elle voyait ainsi l'aboutissement d'un travail de longue haleine mené, qui plus est, durant trois années particulièrement éprouvantes dans une vie qui n'avait pourtant pas été épargnée par les drames et les difficultés.
Veuve depuis l'accident de la circulation qui, en 1906, avait coûté la vie à Pierre Curie, son époux et collaborateur, elle avait entrepris de continuer seule leur rêve de science. Si elle avait partagé avec lui - et avec Henri Becquerel, le découvreur de ce qu'il avait appelé les "rayons uraniques" - le prix Nobel de physique 1903 pour la découverte de la radioactivité, il avait fallu toute la pugnacité de Pierre pour que le nom de son épouse soit associé à la récompense. Encore n'avait-elle remporté qu'un quart du prix, et non un tiers comme l'aurait voulu la logique : le couple Curie avait été primé, pour moitié, comme une seule entité, l'autre moitié revenant tout entière à Henri Becquerel…
L'année 1911... [Courte citation de 8% de l'article original]
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