LONDRES, 21 janvier (Reuters) - Le président Donald Trump retire les États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé, soulevant des inquiétudes quant à la capacité de l'agence des Nations Unies à lutter contre les maladies et à répondre aux urgences dans le monde entier sans son principal bailleur de fonds.
Voici des faits sur le financement américain de la santé mondiale et les implications potentielles de la décision de Trump, qui pourrait être suivie de nouvelles réductions des contributions internationales.
LE PLUS GRAND DONATEUR
Les États-Unis contribuent à hauteur d’environ 18 % au financement de l’OMS, qui peine à réunir des fonds pour les urgences sanitaires, de Gaza à l’Ukraine. Le budget biennal de l'agence pour 2024-2025 s'élevait à 6,8 milliards de dollars.
Au cours de cette période, les États-Unis ont financé 75 % du programme de l’OMS contre le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles et plus de la moitié des contributions à la lutte contre la tuberculose, selon les données de l’agence.
Les États-Unis sont de loin le premier donateur mondial en matière de santé, donnant 15,8 milliards de dollars en 2022, selon Donor Tracker, ouvre un nouvel onglet, une plateforme de suivi du financement du développement.
TRAITÉ PANDÉMIE
Trump est également sceptique quant aux négociations menées par l’OMS pour un accord post-pandémie de Covid visant à améliorer la solidarité mondiale lorsque la prochaine menace sanitaire surviendra.
Elon Musk, allié du milliardaire Trump, a déclaré que les nations ne devraient pas « céder leur autorité » à l’OMS. Les États-Unis cesseront les négociations sur le traité pendant que le retrait se poursuivra.
PERSONNEL DE GENEVE
L'ordre de Trump prévoyait également que le personnel et les sous-traitants américains travaillant avec l'OMS seraient rappelés et réaffectés.
Les Centers for Disease Control and Prevention (C...
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