En décembre 2020 à Ajaccio (Corse), lors de son procès, émaillé d’incidents, la cour avait acquitté Antoine Pietri, alors éleveur de chèvres, provoquant l’appel immédiat du parquet général face à un verdict qui avait stupéfié les enquêteurs et le ministère public.
Patrick Julien, 52 ans, adjoint au maire de Soccia (Corse-du-Sud), avait été trouvé mort au volant de son tractopelle, moteur allumé, touché par deux tirs de chevrotine et un tir mortel de balle de gros calibre à la tête.
Lundi, l’audience a débuté, dans un climat de tensions, par l’examen d’une demande de renvoi puis d’une demande de nullité, toutes deux rejetées par la cour. Le président a ensuite présenté les faits avant l’audition des enquêteurs.
Le directeur d’enquête de la gendarmerie a rappelé que trois possibles contentieux entre la victime et différentes personnes avaient été immédiatement identifiés mais que l’ altercation verbale entre l’accusé et la victime, six jours avant les faits, était la plus récente. Un différend les opposait concernant le terrain où le meurtre a eu lieu, a-t-il dit.
La défense a regretté que les deux autres contentieux, l’un caractérisé par une quarantaine de textos hostiles et l’autre par la tuerie » par la victime de cochons et vaches appartenant à un éleveur, 20 ans avant les faits, n’aient pas fait l’objet d’investigations plus poussées. Antoine Pietri avait été placé en garde à vue dès le lendemain du meurtre.