Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°935, daté janvier 2025.
Peut-on mettre un ordinateur au pis de chaque vache, une équation au pied de chaque épi de blé, un algorithme derrière chaque motte de terre ? Il semble que oui, à écouter les nombreuses entreprises du numérique présentes dans le secteur agricole. Ces start-up investissent aussi bien l'univers des champs que celui des étables, en offrant aux exploitants des outils clés en main pour gérer des entreprises de plus en plus complexes. Au point que l'intelligence artificielle a fait une entrée tonitruante au Salon international de l'agriculture de 2024, signifiant ainsi spectaculairement que les puces allaient envahir les fermes.
Les 26 et 27 février, huit équipes s'étaient en effet affrontées dans une des salles du salon, "vitrine de la ferme France" selon le terme consacré. Ces informaticiens, qui travaillent autant dans des start-up du secteur que dans de grandes entreprises liées à l'agriculture, devaient fournir des solutions numériques à des questions cruciales posées par des agriculteurs témoins. Les résultats de ce "hackathon" n'ont pas encore été diffusés mais l'organisateur de la manifestation, l'association la Ferme digitale, a déjà annoncé que ce concours deviendrait pérenne. Il y aurait tant à inventer ! "Nous en voulons pour preuve que notre association créée il y a huit ans par cinq start-up comprend aujourd'hui 170 entreprises employant plus de 3000 salariés", s'enthousiasme Romain Faroux, coordinateur de l'association.
Quels espoirs les agriculteurs mettent-ils dans l'intelligence artificielle ? "Il y a au moins deux domaines où l'IA peut apporter un service essentiel : la prédiction associant météo, connaissance de l'état des sols, croissa...
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