Un Irlandais en Israël : à l'annonce de l'accord de cessez-le-feu, il n'y a pas eu de célébrations dans les rues de Tel Aviv

Paul Kearns - The Irish Times - 17/01
L’enthousiasme de ma fille Ella, âgée de huit ans, n’a pas déteint sur les autres passagers du bus, qui ne semblaient pas perturbés par la dernière nouvelle.

«Je n'arrive pas à y croire», s'est exclamée avec enthousiasme ma fille de huit ans, Ella, lorsque je lui ai dit, en rentrant du cours d'art dramatique, que la guerre était peut-être terminée et que les otages rentraient à la maison. "Plus de sirènes", sourit-elle. Espérons-le, ai-je dit, avant de marmonner quelque chose d’absurde sur le risque persistant de tirs de roquettes Houthis depuis le Yémen. Ce sont les conversations que nous avons tendance à avoir avec nos enfants en Israël. Le reste des passagers du bus ne semblaient pas perturbés par son enthousiasme ni par la nouvelle qu'un accord avait été conclu pour mettre fin à la guerre.

L’annonce mercredi soir d’une trêve entre Israël et le Hamas et d’une éventuelle cessation définitive des hostilités est indéniablement un événement capital, surtout pour la population de Gaza, qui ne peut désormais plus oser craindre la mort et la destruction causées par les frappes aériennes militaires israéliennes. Peut être. Moins de 12 heures après l'annonce de l'accord de cessez-le-feu, 70 Palestiniens ont été tués dans une nouvelle frappe aérienne.

Peut-être parce qu’il y a tant d’incertitude autour de l’accord, il y a peu de signes de joie ou de célébration dans les rues de Tel Aviv. Jeudi matin, le lendemain de la publication de l’accord, la ville ne semblait pas différente des autres matinées de guerre de l’année écoulée. Dans ce qui est désormais connu sous le nom de Place des Otages, la place en face du musée de Tel Aviv, l’atmosphère était relativement calme, avec la poignée habituelle de groupes scolaires israéliens en visite, à l’excepti...
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