Des détails révélateurs dans la vantardise « épique » de Trump

News.com.au - 16/01
La menace d’un « enfer » – ou le résultat d’une persuasion diplomatique persistante ?

La menace d’un « enfer » – ou le résultat d’une persuasion diplomatique persistante ?

L’encre est à peine sèche sur un accord de cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste palestinien Hamas après plus d’un an d’âpres combats.

Mais pourquoi un accord essentiellement identique à celui proposé il y a huit mois serait-il signé maintenant ?

Le président américain Joe Biden a proclamé ce matin ce qu'il espère être le couronnement de sa carrière dans les dernières heures de son mandat à la Maison Blanche : « Aujourd'hui, après plusieurs mois de diplomatie intensive de la part des États-Unis, avec l'Égypte et le Qatar, Israël et le Hamas ont conclu un accord de cessez-le-feu et de prise d'otages.

Le président élu Donald Trump, qui devrait officiellement prendre ses fonctions le 20 janvier, espère que l’accord sera considéré comme une preuve que ses promesses de résoudre de nombreuses crises mondiales « dès le premier jour » de son retour au pouvoir ont été fondées : « Nous avons un accord pour les otages au Moyen-Orient. Ils seront libérés prochainement. Merci!"

Alors, après des mois de rapports selon lesquels l’accord de cessez-le-feu était sur le point d’être accepté, pourquoi maintenant ?

« Les responsables de l’administration Biden peuvent affirmer, et affirmeront, que leurs efforts ont mis fin à une guerre sanglante qui a terni l’héritage du président sortant parmi de nombreux démocrates », déclare le professeur Daniel Byman du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS).

"Cependant, même si le cessez-le-feu reflète des mois de négociations et des propositions constantes avancées par les responsables de Biden, le mérite reviendra au président élu Donald Trump."

Mais ce crédit pourrait tout aussi bien se transformer en disgrâce.

L’accord de cessez-le-feu est incertain.

Les deux parties ont l’habitude de rompre des accords après les avoir utilisés à leur propre avantage.

L’accord de cessez-le-feu est flou.

Peu de détails ont été réglés au-delà de la remise d'environ 33 otages et d'une pause temporaire de six semaines dans les combats.

Israël retirera-t-il ses troupes ou cherchera-t-il à occuper le territoire de Gaza ? Le Hamas fournira-t-il les assurances adéquates qu’aucune autre attaque terroriste n’est à venir ?

L’accord de cessez-le-feu est politique.

Le nouveau président américain Donald Trump s’en est attribué le mérite. Photo : Brendan Smialowski/AFP

Le Hamas a vu presque tous ses hauts dirigeants tués et a du mal à concilier la nécessité de sauver la face et de convaincre le peuple palestinien de sa pertinence. Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devra désormais se demander comment cette attaque surprise a réussi.

L’accord de cessez-le-feu est à la fois un héritage et un précurseur.

« À qui revient le mérite de cela, Monsieur le Président, vous ou Trump ? » a appelé un journaliste lors de l’annonce de ce matin.

M. Biden a répondu : « Est-ce une blague ?

Crédit là où le cré...
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