Ces quatre cités perdues étaient les joyaux de l'Afrique antique

National Geographic - 12/01
Thônis-Héracléion, Alexandrie, Méroé et Djenné-Djeno étaient autrefois des cités puissantes et florissantes. Alors pourquoi sont-elles tombées dans l'oubli ?

Les immenses monuments de Gizeh et les glorieux temples de Thèbes témoignent de la grandeur des villes africaines qui les ont construits. Mais d’autres lieux anciens en Afrique rivalisaient avec leur splendeur et, pourtant, les traces de ces magnifiques centres urbains furent plus difficiles à retrouver. Ces villes autrefois florissantes, situées dans les actuels Soudan, Égypte, et Mali, tombèrent dans l’oubli, leur gloire demeurant perdue jusqu’à l’époque moderne, lorsque des archéologues firent des découvertes surprenantes.

 

THÔNIS-HÉRACLÉION, EN ÉGYPTE : UN PORT FLORISSANT

La cité perdue de Thônis-Héracléion, en Égypte antique, est l’une des plus grandes découvertes submergées jamais réalisées par les archéologues. Pendant des milliers d’années, elle resta cachée sous l’eau, son existence n’étant relatée que dans de rares inscriptions et textes anciens. Ce port situé à l’embouchure du Nil se développa après l’affaiblissement de l’Égypte au 7e siècle avant notre ère. Connu sous le nom de Thônis pour les Égyptiens et d’Héracléion pour les Grecs, il prospéra en tant que centre vital de commerce et de culture… avant de disparaître.

En 2000, l’archéologue maritime Franck Goddio, de l’Institut européen d’archéologie sous-marine, découvrit la raison pour laquelle aucune trace de Thônis-Héracléion n’était visible le long de ces côtes : la ville entière fut engloutie pas le mer Méditerranée au 8e siècle de notre ère. En cherchant à environ 6 kilomètres de la côte de l’actuelle ba...
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