Parashat Vayehi : Une nation de grands-parents

Jerusalem Post - 10/01
En citant la bénédiction de Jacob, nous recréons ce moment éphémère de paix multigénérationnelle et de destin partagé.

Le vendredi soir, alors que le calme sacré du Shabbat descend, un rituel intemporel se déroule dans les foyers juifs du monde entier : les parents accordent des bénédictions à leurs enfants. Ces moments, solennels et tendres, tissent une tapisserie d’amour et de tradition qui orne d’innombrables tables de Shabbat. Le rituel reste une pierre angulaire précieuse de l’expérience du Shabbat.

Bien que les paroles de ces bénédictions varient légèrement selon les traditions, un verset est devenu universellement apprécié : « Que Dieu vous bénisse comme Éphraïm et Ménaché. » Cette bénédiction fait écho aux paroles sincères prononcées par Jacob aux enfants de Joseph alors qu’il se préparait à quitter ce monde. En invoquant ce verset, les parents accordent à leurs propres enfants les mêmes bénédictions illimitées que Jacob a offertes à ses petits-enfants.

La bénédiction de Jacob fut un moment rempli de joie inimaginable. Ayant supposé qu’il ne reverrait plus jamais Joseph, Jacob resta impressionné, voyant non seulement son fils mais aussi ses petits-fils. La profondeur de son exaltation se reflétait dans ses paroles. En bénissant de la même manière nos propres enfants, nous cherchons à canaliser une partie de cette joie et de cet espoir immenses dans leur vie.

Il est à la fois fascinant et profondément symbolique que des parents bénissent un enfant avec des mots adressés d’abord à un petit-enfant, et non à un enfant. De toute évidence, la bénédiction d’un grand-parent a une résonance emblématique, qui s’étend sur l’autoroute de l’histoire juive.

Le livre de la Gen...
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