Walter Salles : « Le Brésil n’a pas encore tranché avec ses années de dictature »

Olivier Ubertalli - LePoint - 10/01
ENTRETIEN. Douze ans après « Sur la route », le réalisateur brésilien signe avec « Je suis toujours là » une œuvre bouleversante sur les années noires du Brésil.

Rio de Janeiro, au début des années 1970. L'ex-député de gauche Rubens Paiva et sa femme Eunice mènent une vie insouciante et joyeuse avec leurs cinq enfants. Leur grande maison toujours animée jouxte la plage, uniquement troublée par le bruit des hélicoptères et des convois militaires. Jusqu'au jour où le père de famille est emmené par un groupe d'hommes armés.

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Plongée dans l'effroi, Eunice doit affronter la disparition de son mari tout en s'occupant des enfants. La caméra de Walter Salles suit cette femme digne et élégante dans la tragédie et qui va connaître un destin hors du commun en luttant contre la dictature militaire.

Douze ans après Sur la route, le réalisateur de Central do Brasil et Carnets de Voyage signe avec Je suis toujours là une œuvre bouleversante sur cette période méconnue du Brésil qui court de 1964 jusqu'en 1985. Ce long-métrage poignant porté par l'interprétation magistrale de l'actrice brésilienne Fernanda Torres, qui a remporté le Golden Globes de meilleure actrice dans un film dramatique face à Nicole Kidman, Angelina Jolie o...
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