- La destitution de Yoon renforce le soutien à son Parti du pouvoir du peuple
- Les tentatives d'arrestation ratées renforcent la base conservatrice de Yoon
- Les partisans de Yoon inspirés par les allégations de fraude électorale de Trump
SEOUL, 9 janvier (Reuters) - La période prolongée d'incertitude quant au sort du président sud-coréen Yoon Suk Yeol et la tentative ratée de l'arrêter donnent de l'oxygène à ses partisans et ravivent le soutien à son parti en difficulté.
Yoon, suspendu de ses fonctions après l'imposition éphémère de la loi martiale le 3 décembre et faisant l'objet d'une enquête criminelle pour possible insurrection, est enfermé depuis des semaines dans sa résidence au sommet d'une colline à Séoul, gardé par une petite armée de sécurité personnelle.
Un sondage du Baromètre national publié jeudi montre que 59 % des personnes interrogées souhaitent son arrestation, ce que les enquêteurs sont déterminés à faire même s'ils ont échoué la semaine dernière après une confrontation de six heures largement télévisée avec sa sécurité. Mais 37 % ont déclaré qu’arrêter Yoon était excessif.
Une division similaire s'est produite en faveur de la Cour constitutionnelle, qui délibère actuellement sur la décision des législateurs de destituer Yoon et de le destituer définitivement.
Les analystes affirment que les perspectives de retour de Yoon au pouvoir ne sont pas claires, mais cette interruption a enhardi ses fidèles partisans, dont un grand nombre ont bravé des températures inférieures à zéro pour se rassembler près de sa résidence jeudi matin.
Les semaines qui ont suivi la destitution de Yoon ont également vu un regain de soutien à son parti au pouvoir, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), ce qui, selon certains analystes, montre des signes que les conservateurs s'unissent pour lutter contre une éventuelle élection présidentielle plus tard cette année.
"Il semble que la tentative d'arrestation de Yoon ait revigoré les conservateurs", a déclaré Mason Richey, professeur à l'Université Hankuk des études étrang...
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