Des nouvelles ont été ajoutées en tête de listes.
Remontez pour les voir.
Inscription à la newsletter
Cavagna : "Mes amis et ma famille ne me reconnaissaient plus"
Eurosport -
08/01
Recruté par Groupama-FDJ, après une saison ratée dans les grandes largeurs chez Movistar, Rémi Cavagna se sent dans la peau d'un "néo-pro" et déborde d'envie.
Vous sortez d'une saison ô combien compliquée, y compris humainement, chez Movistar. A quel point cela vous fait-il du bien de retrouver un cadre positif ?
Rémi Cavagna : 2024 a été le plus gros échec de ma carrière. C'est oublié. Retrouver une équipe, qui plus est française, cela me rassure. Cela m'enlève une charge mentale. Psychologiquement, ça va beaucoup mieux, et physiquement, ça suit.
Avez-vous été piqué dans votre orgueil par le fait d'être si peu performant (aucun "top 10", hors chrono des championnats de France, ndlr) en 2024 ?
Cyclisme
Gaudu va découvrir le Giro
il y a une heure
R. C. : Un peu. Cela a été un enchaînement de circonstances néfastes. Un cercle vicieux. Je me suis perdu. Je me suis oublié. Quand je regardais mes résultats en contre-la-montre… je n'avais jamais fait ça dans ma carrière. Même lors de mes premières saisons professionnelles, j'étais supérieur. Il y a eu une sorte de blocage, mentalement. Pas une dépression… mais presque.
Le vélo est tellement difficile, tellement exigeant, que si la tête ne suit pas, on ne peut pas être performant. Ça a eu un impact sur ma vie de famille, ma copine, à la maison... (il cherche ses mots). Quand tu rentres d'une course, que tu as échoué, que tu as été nul, ça ne va pas. L'humeur n'est pas glorieuse. Ce n'était pas moi. Mes amis et ma famille ne me reconnaissaient plus.
Je me disais : "Punaise, qu'est-ce que tu fais là, à péter parmi les premiers, à être à la rue ?!"
Tandis que, de l'extérieur, on voit seulement l’échec sportif…
R. C. : Le grand public et vous, journalistes, vous ne voyez que le résultat. Vous vous dites : "Rémi est dans les choux, il est 'nul'". Il y a des petits reliquats qui arrivent à la maison. Je n'étais pas heureux, pas bien sur ma machine. Je me demandais parfois ce que je faisais sur un vélo. Je me disais : "Punaise, qu'est-ce que tu fais là, à péter parmi les premiers, à être à la rue ?!" Il y a eu une grosse remise en question. C'est derrière moi. J'ai retrouvé une famille, ici (au sein de la Groupama-FDJ, ndlr).
Dans un tel contexte, avez-vous vite cherché une porte de sortie, l'an passé ?
R. C. : Dès mars/avril, cela ne fonctionnait pas dans l'équipe. Très tôt, il y a eu des complications. L'équipe n'était pas satisfaite de moi, je ne l'étais pas non plus d'elle. On a réussi à trouver un compromis. Je ... [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...
🍪
Le modèle économique de notre site repose sur l'affichage de publicités personnalisées basées sur l'utilisation de cookies publicitaires. En continuant votre visite sur notre site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Politique de confidentialité