Pourquoi on ne découvrira jamais l’arche de Noé

National Geographic - 08/01
Depuis plus d’un siècle, des passionnés cherchent ce navire de l’Ancien Testament qui aurait permis de survivre au Déluge. Selon les archéologues, c’est une quête futile.

L’arche de Noé est l’une des histoires les mieux connues et les plus captivantes de l’Ancien Testament : après avoir créé les humains, Dieu est si mécontent d’eux qu’il fait s’abattre sur la Terre un Déluge n’épargnant rien ni personne pour les réduire à néant, à une exception notable (et en état de naviguer) toutefois : le patriarche biblique Noé, sa famille et une paire de chaque animal de la planète qui parviennent à survivre au Déluge grâce à un gigantesque navire en bois.

Pour les personnes qui pensent que les événements relatés dans la Bible sont exacts d’un point de vue historique, la chasse aux indices archéologiques confirmant l’existence de l’arche de Noé est tout aussi captivante, et elle inspire certains fidèles intrépides à passer au peigne fin les flancs du mont Ararat, en Arménie, ainsi que d’autres lieux, dans le but d’y déceler des traces du navire en bois.

En 1876, par exemple, l’avocat et politicien britannique James Bryce gravit le mont Ararat, où l’arche se serait échouée selon les témoignages bibliques, et prétend qu’un morceau de bois qu’il y a découvert et qui « remplit tous les critères de l’affaire » aurait fait partie du navire. Des « découvertes » plus récentes ont lieu régulièrement ; qu’il s’agisse d’un optométriste qui rapporte avoir vu l’arche dans une formation rocheuse au sommet de la montagne dans les années 1940 ou encore de pasteurs évangéliques qui ont affirmé y avoir découvert du bois pétrifié au début des années 2000.

Un berger et son troupeau près du mont Ararat dans l’est de la Turquie. De n...
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