Poids de la fast-fashion, sites de revente, saturation... Comment la collecte de vêtements s'est compliquée et appauvrie

France Info - 08/01
Les structures qui récupèrent les habits usagés donnés se retrouvent avec davantage de pièces de mauvaise qualité, tandis que les textiles plus haut de gamme sont revendus sur les plateformes de seconde main.

Le chiffre est écrit à la craie rose, sur un grand panneau de bois au-dessus des bacs rouges et bleus dans lesquels sont entassés des pulls, du linge de maison, des tennis, des sandales. "Nous avons collecté 5 612 kg de textile ce mois-ici", annonçait mi-décembre La Collecterie, une ressourcerie située sur les hauteurs de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Dans cette structure, le textile constitue, en poids, environ 30% de l'ensemble collecté. Soit la catégorie la plus importante, avant les meubles, les livres, la hifi ou encore les jouets. Pour toute l'année 2024, les vêtements, chaussures et produits affiliés ont représenté 65 tonnes. Dans cet ensemble, il est impossible de passer à côté des produits issus de la fast-fashion (mode éphémère) , qui vont encore rivaliser de prix bas et d'offres alléchantes pour les soldes d'hiver, qui commencent mercredi 8 janvier. "Du Shein, on en voit souvent", commente auprès de franceinfo un bénévole qui travaille dans la ressourcerie depuis deux mois.

Le problème majeur posé par ces vêtements provenant des enseignes qui font de la mode à l'allure d'un TGV et renouvellent les collections plusieurs fois dans une même saison, avec des milliers de nouvelles pièces chaque semaine ? "Ils so...
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