L’arthrose est devenue l’une des maladies les plus répandues. Elle peut affecter toutes les articulations de notre corps, mais en particulier celles du genou et de la hanche, des doigts et du poignet, ainsi que la colonne vertébrale. Même si la maladie ne met pas le pronostic vital en danger, elle limite la qualité de vie en raison de douleurs importantes et d’une mobilité réduite. Plus de 400 000 articulations artificielles sont implantées chaque année en Allemagne. Les progrès chirurgicaux dans ce domaine au cours des dernières décennies ont été énormes, mais il existe en principe des avantages imbattables à préserver sa propre articulation.
L’une des principales causes de la maladie est l’âge. Presque aucun quadragénaire ne souffre d’arthrose ; à 80 ans, les choses sont différentes. Cependant, ce serait une erreur de considérer l’arthrose comme une simple maladie d’usure. Ce n'est pas comme un pneu avec une bande de roulement usée, même si certains médecins utilisent cette image lorsqu'ils parlent à leurs patients et que des commentaires comme « Vous marchez sur la jante » ne sont pas rares. Du point de vue scientifique actuel, l'arthrose n'est pas principalement une usure, mais plutôt un processus biologique actif dans lequel le corps lui-même détruit le cartilage de manière mal contrôlée.
Il s’agit d’un programme biologique qui démarre dès le stade embryonnaire. Dans l’utérus, notre squelette est initialement constitué exclusivement de tissu cartilagineux. Ensuite, ce tissu se transforme progressivement en os ; Le cartilage ne reste que dans les articulations. Le programme s'arrête ici et le tissu cartilagineux restant sert de couche de glissement et de protection efficace pour les articulations. Dans l'arthrose, le programme initial est réactivé en raison du sous-stress, du surmenage et surtout des processus métaboliques inflammatoires : les cellules cartilagineuses meurent ou se transforment en os.
À l’inverse, l’organisme peut également, au moins partiellement, régénérer le cartilage en activant les cellules souches, qui à leur tour se transforment en cellules cartilagineuses. En plus d’un exercice physique approprié, cela nécessite une alimentation aussi anti-inflammatoire que possible. Le surpoids s’avère être un gros problème car le stress statique entre en jeu dans l’arthrose du genou et de la hanche. Chaque kilo perdu permet d'éviter ou de retarder l'opération. Néanmoins, il ne s'agit pas seulement de mécanismes, mais aussi de substances inflammatoires produites dans les tissus adipeux et dans le microbiome intestinal, qui changent en...
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