LONDRES, 3 janvier (Reuters) - La première semaine de bourse complète de 2025 apporte des données clés sur l'emploi aux États-Unis ainsi que des chiffres sur l'inflation en Chine et dans la zone euro.
Ces mesures interviennent dans un contexte d'inquiétude quant aux perspectives des taux d'intérêt américains et de potentielles surprises politiques sous la présidence américaine élue Donald Trump, l'euro et le yuan chinois entamant déjà la nouvelle année sur des bases faibles.
Voici ce qui attend les marchés mondiaux la semaine prochaine par Rae Wee à Singapour et Alun John, Amanda Cooper, Dhara Ranasinghe et Samuel Indyk à Londres.
1/ TRAVAIL FAIT
Les marchés ont fait leur paix – pour la plupart – avec l’idée que l’inflation augmenterait sous Trump, compte tenu de ses promesses sur les droits de douane, les taxes et l’immigration.
Les traders s’attendent à peine à deux baisses de taux de la Réserve fédérale en 2025, mais les actions sont néanmoins en vue d’atteindre des niveaux records et devraient connaître la même tendance cette année. Ce qu’ils pourraient avoir plus de mal à digérer, c’est la preuve que la croissance ralentit.
Le rapport sur l'emploi non agricole du 10 janvier devrait montrer une hausse de 150 000, contre 227 000 en novembre.
Une augmentation de 150 000 porterait la création d’emplois en 2024 à 2,134 millions. Ce n’est pas minable, mais ce serait le total annuel le plus bas, en dehors d’une perte due au COVID en 2020, depuis les 1,988 millions de 2019. Et s’il y a quelque chose dont le marché a besoin en ce moment, c’est la preuve de la résilience de la plus grande économie du monde.
Le graphique à colonnes montre la croissance des emplois non agricoles aux États-Unis au cours des 12 derniers mois. Décembre 2024 a été mis en évidence.
2/ PLUS DE morosité chinoise
La Chine fait face à un début d’année 2025 précaire, alors que les autorités cherchent à contrer les menaces de Trump de tarifs douaniers supérieurs à 60 % sur les importations de produits chinois. Son marché boursier vient d’enregistrer le début d’année le plus faible depuis 2016.
Sous la première administration Trump, Pékin a laissé sa monnaie s’affaiblir pour rendre les exportations moins chères et compenser les chocs commerciaux. Le yuan s'est affaib...
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