Les premiers facteurs de France furent les «chevaucheurs du roi» : vers 1476, Louis XI se dote d’un service pour acheminer la correspondance royale. Cet embryon de réseau postal se résume alors au Val de Loire, où réside la cour, mais les bases de l’organisation sont posées : de relais en relais, les chevaucheurs changent leur monture fourbue pour un cheval frais. Il faut attendre Henri IV, au début du XVIIe siècle, pour que soit autorisé le transport des lettres de particuliers. Le trafic se développe rapidement et les relais de poste se multiplient, comme le montre la carte ci-contre, datant de 1632. Bientôt, un homme à cheval ne suffit plus. La chaise de poste apparaît en 1664 : un véhicule à deux roues tiré par un cheval. Légère et rapide, elle transporte le courrier et un ou deux passagers. Sa version plus grande, la malle-poste, donne naissance au service éponyme en 1793. Celle-ci possède quatre roues et emmène, en plus du courrier, quatre à huit passagers. Son inconfort lui vaut le surnom de «panier à salade» ! Elle sera de plus en plus utilisée pour acheminer colis et lettres. Les premières diligences, à partir des années 1760, n’avancent pas plus vite qu’un piéton.
En 1830, grâce aux améliorations des véhicules et des routes, elles atteignent presque la moyenne d’un cheval au trot. Et en 1848, elles roulent légèrement plus vite, soit de 16 à 18 km/h. À cette époque, le réseau est à son apogée, avec près de 2 000 relais en 1850 – contre ...
[Courte citation de 8% de l'article original]