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La bénédiction et le fardeau de porter le premier témoignage de l’histoire juive
Jerusalem Post -
27/12
Comment les journalistes juifs peuvent-ils détourner l’appel de l’histoire tout en supportant le poids de ce qu’ils doivent rapporter ?
(JTA) – WASHINGTON – J’ai vu Yitzhak Rabin mourir sur une imprimante matricielle un samedi soir à Londres. C'était en novembre 1995 et je travaillais pour Associated Press. Les dernières nouvelles arrivaient sous forme de rafales de mises à jour urgentes crachées par des imprimantes maladroites. Cette nuit-là, ma collègue à Jérusalem, Gwen Ackerman, a fait état de coups de feu tirés lors d’un rassemblement pour la paix à Tel Aviv. Au moment où la mort de Rabin a été confirmée, j’avais déjà réservé un vol pour Israël.
Les jours suivants furent marqués par le chaos et le chagrin. Au bureau de l’AP à Jérusalem, les téléphones sonnaient sans arrêt et des extraits d’actualités de dernière minute remplissaient l’air : l’assassin était un étudiant de l’université Bar Ilan, le roi Hussein de Jordanie assisterait aux funérailles, Léa Rabin s’adressait aux personnes en deuil devant sa maison. J'ai déposé de nombreux articles au cours de cette semaine, mais ce qui reste le plus en mémoire est l'article qu'un autre journaliste a refusé d'écrire.
Au milieu de la frénésie de la rédaction, des rumeurs ont circulé au sujet d’un journaliste, extérieur à l’AP, qui avait refusé de couvrir l’assassinat de Rabin. Il a déposé un rapport qui n'en faisait aucune mention... [Courte citation de 8% de l'article original]
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