En RDC, les viols sont monnaie courante. Comment les femmes peuvent-elles se rétablir dans une zone de guerre ?

Mark Townsend - TheGuardian - 21/12
Près de la ville orientale de Goma, des organisations caritatives telles que MSF signalent un nombre croissant de réfugiés victimes de viols et de torture.
Une femme reçoit l'aide de Médecins Sans Frontières à Kanyaruchinya, près de Goma, en RDC. Photographie : Marion Molinari/MSF
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Une femme reçoit l'aide de Médecins Sans Frontières à Kanyaruchinya, près de Goma, en RDC. Photographie : Marion Molinari/MSF

En RDC, les viols sont monnaie courante. Comment les femmes peuvent-elles se rétablir dans une zone de guerre ?

Près de la ville orientale de Goma, des organisations caritatives telles que MSF signalent un nombre croissant de réfugiés victimes de viols et de tortures.

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Ils arrivent toutes les quelques minutes, survivants des violences sexuelles incessantes qui définissent l’un des conflits les plus insolubles au monde. Et parmi les premiers à évaluer les femmes épuisées après leur arrivée dans les camps sordides situés à la périphérie de Goma, capitale régionale de l'est ravagé par la guerre de la République démocratique du Congo (RDC), se trouve Irengue Trezor.

Cet homme de 35 ans travaille pour Médecins Sans Frontières (MSF), supervisant les cliniques de lutte contre les violences sexuelles de l'organisation caritative dans les camps tentaculaires de tentes blanches crasseuses qui abritent 650 000 personnes ayant fui les combats.

Le travail de Trezor est extrêmement complexe : veiller à ce que les victimes de viol reçoivent le soutien psychologique nécessaire pour avancer dans leur vie.

La plupart arrivent dans les camps sans affaires, après avoir marché pendant des jours pour traverser la...
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