Mise à jour sur l'Iran, 20 décembre 2024
Andie Parry, Alexandra Braverman, Siddhant Kishore, Ben Rezaei et Nicholas Carl
Date limite d’information : 14 h HE
Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et l’Institute for the Study of War (ISW) publient Iran Update, qui donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains.
Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes, et ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW de l’offensive de l’opposition en cours en Syrie. Ces cartes sont mises à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.
Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit prêt à aider Hayat Tahrir al Sham (HTS) à former un nouveau système politique en Syrie.[1] Erdogan a déclaré que la Turquie pourrait offrir son expertise et ses conseils à cette fin. Erdogan a également souligné la nécessité de rédiger une nouvelle constitution syrienne. Erdogan a ajouté que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, se rendrait prochainement à Damas pour discuter de la formation d'un nouvel État syrien. Ces commentaires surviennent alors que HTS indique vouloir établir un État syrien centralisé et unitaire, sans régions autonomes ou fédérales pour les minorités, telles que les Druzes et les Kurdes.[2]
Les commentaires d’Erdogan interviennent également dans un contexte d’agression turque renouvelée ces derniers jours contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis. Les responsables turcs ont défini l’un de leurs objectifs en Syrie comme « l’élimination » des FDS.[3] La Turquie et l’Armée nationale syrienne (SNA), soutenue par la Turquie, ont renforcé leur présence militaire immédiatement à l’extérieur du territoire contrôlé par les FDS et ont indiqué qu’elles pourraient attaquer pour s’emparer du territoire. Un commandant militaire du SNA a déclaré le 20 décembre que ses forces luttaient contre des « partis séparatistes », faisant référence aux FDS.[4] Le commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré le 10 décembre qu’il souhaitait « entrer dans un processus politique pour l’avenir » de la Syrie, mais on ne sait pas exactement quel rôle il jouerait si la Turquie adoptait un rôle majeur dans la formation d’un nouvel État syrien. 5]
Les FDS et la SNA ont continué à s'affronter le 20 décembre le long des lignes de contrôle dans la province d'Alep. Le chef du centre de presse des FDS a fait état de « violents affrontements » sur le pont de Qere Qozaq, qui enjambe l'Euphrate.[6] Ce pont et un barrage en aval ont été le théâtre de combats constants entre les FDS et la SNA depuis le 9 décembre.[7]
Les FDS ont déployé des forces pour débarrasser les villes des forces de l'opposition à l'est de la ville de Raqqa...
[Courte citation de 8% de l'article original]