Le procès des viols en série qui s’est tenu à Avignon du 2 septembre au 19 décembre 2024, restera comme un procès hors norme. En raison des faits tout d’abord : trois mois et demi d’audience pour juger cinquante et un hommes accusés d’avoir violé une seule femme, droguée à quantité de reprises, durant près de dix ans. Cinquante et un accusés qui ont tous été déclarés coupables.
En raison ensuite du combat endossé par la victime Gisèle Pelicot : cette femme de 72 ans a voulu que les viols qu’elle a subis, servent d’électrochoc contre les violences sexuelles. En raison, enfin, de l’impact médiatique du procès suivi par plus de 180 médias accrédités, dont quatre-vingt-six à l’étranger.
Mais deviendra-t-il pour autant un procès historique ? Il est sans doute encore trop tôt pour le dire. Tout d...
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