Après le départ de Bachar al-Assad, l'inquiétude des alaouites

Euronews - 19/12
Après la chute du régime de Bachar al-Assad, les alaouites sont de plus en plus inquiets quant à l'avenir sous le régime des islamistes du HTC, tandis que les appels à la protection des droits et à une gouvernance inclusive ne cessent de se multiplier.
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Alors que des milliers de personnes célèbrent chaque jour le départ de Bachar al-Assad sur la place des Omeyyades, dans le centre de Damas, de nombreux alaouites syriens affirment que les inquiétudes concernant l'avenir de leur pays les poussent à rester prudents, voire carrément anxieux.

Après la fuite d'al-Assad en Russie le 8 décembre, à la suite d'une opération militaire éclair menée par les rebelles basés dans la province septentrionale d'Idlib, qui les a conduits jusqu'à la capitale syrienne, une guerre civile brutale qui durait depuis plus de 13 ans a pris fin.

Mais Ahmed*, un réceptionniste d'âge moyen, craint que ce ne soit le début d'une nouvelle période d'oppression pour sa famille.

"Nous voyons des vidéos en provenance de Lattaquié, où le HTC rassemble les gens", explique-t-il, en référence au groupe militant Hayat Tahrir Al-Cham, dirigé par Ahmed al-Sharaa.

"Ma femme pleure tous les jours et veut partir", ajoute-t-il en chuchotant.

Al-Sharaa, alias Abou Mohammed al-Jolani (son nom de guerre), est un musulman sunnite qui a entretenu des liens avec Al-Qaïda et son satellite syrien, le Front al-Nosra.

En 2017, les États-Unis ont annoncé que sa tête était mise à prix pour 10 millions de dollars (9,6 millions d'euros).

Vue aérienne de Damas, la capitale syrienneCan Erok for euronews

Mais récemment, les États-Unis,...
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