Éviter les erreurs du passé : sept préoccupations majeures concernant l'approche islamiste en Syrie - opinion

Jerusalem Post - 18/12
La joie de voir tomber la tyrannie du régime Assad nous oblige aussi à nous poser de nombreuses questions pour éviter de répéter les échecs catastrophiques des mouvements islamistes.

Pouvez-vous imaginer un pays où le régime en place a poussé ses citoyens au point qu’il devienne parfaitement normal que les membres d’une même famille se dénoncent mutuellement aux services de sécurité ? Imaginez un endroit où un seul mot, dit en plaisantant par un travailleur à son collègue ou par quelqu'un à un voisin, pourrait être politisé et conduire celui qui parle au fond de prisons semblables à des tombes ou à une disparition éternelle, voire à la mort.

Pouvez-vous imaginer un État dans lequel les citoyens estiment que les oiseaux ont besoin d’une autorisation de sécurité pour chanter, que les fleurs ont besoin de l’autorisation des mêmes branches de sécurité pour fleurir et que les arbres doivent obtenir l’approbation pour porter des fruits ? C’était la Syrie – une incarnation complète et littérale du roman dystopique de George Orwell de 1984.

Telle a été la situation pendant plus d’un demi-siècle, depuis le règne d’Assad le père jusqu’à celui d’Assad le fils. La situation s’est aggravée de manière catastrophique après le déclenchement de la révolution syrienne le 15 mars 2011. Le contrat social dans ce pays reposait sur une équation tout à fait bizarre : nous prenons tout – la richesse, les ressources, l’économie et le pouvoir – et vous n’obtenez rien sauf le l'air que vous respirez et le Captagon que nous transportons clandestinement vers diverses parties du mo...
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