Alice Kober, l’archéologue oubliée derrière le déchiffrement du Linéaire B

National Geographic - 17/12
Alice Kober a grandement participé au déchiffrement du Linéaire B, langue ayant précédé le grec ancien. Sa mort prématurée a conduit à l'attribution de ses travaux à ses confrères.

Alice Elizabeth Kober est l’une de ces érudites qui a dévoué sa vie à l’archéologie, notamment aux langues anciennes. Ses travaux ont permis de déchiffrer le linéaire B, l'une des langues égéennes considérées comme une forme archaïque du grec ancien. Travaux qui ont été attribués à ses confrères masculins pendant des années. 

Au cours de ses études, Alice Kober prit connaissance de l’existence d’un syllabaire jusqu’alors indéchiffrable, consigné sur des tablettes venues de Pylos, dans le monde grec. Des fouilles avaient été menées en 1939 par Carl. W. Blegen et Konstantinos Kourouniotes, or aucun d'eux n’avait pu déchiffrer lesdites tablettes mis au jour. Cette langue inconnue n’a pu qu’être assimilée aux langues égéennes, et notamment au linéaire B, une adaptation grecque par les Mycéniens du linéaire A, utilisé en Crète. 

À l’époque, « Carl Blegen avait découvert 636 tablettes, mais manque de chance il n’a publié que les photographies de sept d’entre elles, dans l’American Journal of Archeology (AJA) », raconte Thomas G. Palaima, mycénologue et directeur fondateur du Programme des Langues Egéennes et Préhistorique (PASP) au sein du département des lettres classiqu...
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