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Les raisons qui peuvent faire réussir ou échouer la nouvelle Syrie
Infobae -
12/12
Beaucoup de choses vont mal tourner. Mais pour l'instant, célébrons la chute d'un tyran
Un jeune homme passe devant une image de Bachar al Assad, après la prise de la capitale par les rebelles, à Qamishli, en Syrie, le 8 décembre 2024 (REUTERS/Orhan Qereman)
Après 53 ans au pouvoir, la maison d’Assad n’a laissé derrière elle que ruine, corruption et misère. Lorsque les rebelles avancent vers Damas, le 8 décembre, l'armée du régime s'effondre : elle n'a plus de raisons de se battre pour Bachar al Assad. Plus tard, les Syriens appauvris par son régime restèrent bouche bée devant ses palais abandonnés. Des gens brisés sortaient de leurs prisons en clignant des yeux ; certains ne se souvenaient plus de leur propre nom.
Maintenant qu’Assad a fui vers Moscou, la question est de savoir où mènera la libération. Dans une région du monde en proie à des violences ethniques et à des conflits religieux, nombreux sont ceux qui craignent le pire. Le Printemps arabe de 2010-2012 a montré que les pays qui renversent leurs dictateurs finissent souvent par être contestés ou dominés par des hommes non moins despotiques. Raison de plus pour souhaiter et œuvrer pour quelque chose de mieux en Syrie.
On ne peut nier que de nombreuses forces conspirent pour entraîner le pays dans de nouvelles effusions de sang. La Syrie est une mosaïque de peuples et de religions issues de l’Empire ottoman. Ils n’ont jamais vécu ensemble dans une démocratie stable. Les Assad appartiennent à la minorité alaoui... [Courte citation de 8% de l'article original]
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