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Ekitike : "Le PSG, c'est particulier et ça ne va pas forcément à tout le monde"
Eurosport -
11/12
Quasiment un an après son arrivée en Allemagne, Hugo Ekitike s'éclate. En pleine bourre avec Francfort
Détendu, souriant et heureux. En pleine possession de ses moyens à Francfort où il revit (11 buts, 5 passes décisives depuis le début de saison), Hugo Ekitike s'est livré sans frein durant une petite demi-heure. Sa nouvelle vie en Allemagne, la confiance retrouvée, l'expérience parisienne, les Bleus : l'attaquant de Bundesliga, qui retrouvera la France et Lyon ce jeudi en Ligue Europa, revient sur sa carrière mouvementée.
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Vous êtes à Francfort depuis février, votre première année en Allemagne est presque terminée. Diriez-vous que cela valait la peine de venir ici ?
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H.E. : Ça valait le coup de venir, parce que ça se passe vraiment bien. Mais je m'en doutais. Tout le monde ne l'a pas forcément vu du même œil, mais moi, j'étais assez confiant. J'avais beaucoup parlé avec les gens ici avant de venir et je savais que j'allais être dans un bon cadre pour pouvoir évoluer. Les résultats montrent que c'est un bon choix.
Vous attendiez-vous à performer si vite alors que vous restiez sur une année et demie très difficile à Paris ?
H.E. : Quand je suis arrivé, j'étais sur le banc. Physiquement, c'était difficile, je ne vais pas mentir. La compétition, ça n'a rien à voir avec les entraînements. J'ai tout de suite compris que, techniquement, j'étais au niveau pour jouer ici mais que j'avais aussi le paramètre physique à améliorer. À partir du moment où j'ai trouvé de la stabilité, le coach m'a fait confiance et je dirais que les choses deviennent plus faciles. Je sais que je peux encore faire beaucoup plus.
Est-ce que c'est plus facile de briller en Bundesliga pour un attaquant qu'en France ?
H.E. : Je dirais que c'est un championnat différent, basé sur l'attaque. Peu importe le match, il y a toujours du spectacle. Les 15 dernières minutes sont toujours assez folles quand les résultats sont serrés. Peu importe contre qui tu joues. Par exemple, on bat Bochum 7-2 et la semaine d'après, ils font match nul contre Leverkusen. Tu te demandes comment c'est possible. C'est ça qui rend pour moi ce football si attrayant. L'an dernier, l'Allemagne place deux finalistes en coupes d'Europe avec Leverkusen et Dortmund. Ce n'est pas anodin. Après, je dirais que pour un attaquant, il y a plus d'espace. Forcément, ça aide. Mais mettre des buts, c'est difficile. C'est pour ça que tout le monde ne le fait pas non plus.
Hugo Ekitike of Eintracht Frankfurt celebrates scoring his team's first goal during the Bundesliga match between Eintracht Frankfurt and VfL Bochum 1848 at Deutsche Bank Park on November 02, 2024 in Frankfurt am Main, Germany
Crédit: Getty Images
Vous êtes actuellement deuxièmes à 6 points du Bayern. Leverkusen, l'an dernier, a signé un miracle en devenant champion. Est-ce que c'est au tour de Francfort cette année ?
H.E. : Non. On n'est pas Leverkusen. On n'est pas Leipzig. On est Francfort. Je pense qu'on est tous contents de ce qu'on fait. Une saison, c'est long. Il faut avoir de la constance et de la rigueur. Mais ça donne juste envie de poursuivre. Parce que tu te demandes jusqu'où on peut aller.
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