Procès du réalisateur Christophe Ruggia : un « #MeToo sans #MeToo »

Marion Cocquet - LePoint - 11/12
L’avocate du réalisateur, accusé par l’actrice Adèle Haenel d’agressions sexuelles quand elle était mineure, a plaidé la relaxe de son client. Le parquet a requis cinq ans de prison, dont trois avec sursis.

Christophe Ruggia n'est pas un homme facile à défendre. À la barre, en une journée et demie d'audience, le réalisateur n'a tenu que des propos confus, inadaptés, parfois franchement désagréables. Il a livré des explications auxquelles on ne comprenait pas grand-chose, il a paru tenir la comédienne Adèle Haenel pour responsable d'à peu près tout – depuis le tournage même des Diables jusqu'à sa « sensualité débordante » –, et s'est dégagé de toute implication.

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Christophe Ruggia n'est pas un homme facile à défendre, et on comprend un peu les mouvements d'exaspération de la victime présumée. Mardi après-midi, interrogé sur le sentiment de « honte » exprimé par Adèle Haenel à propos du film, il répond qu'il lui avait, avant le tournage, proposé de changer de prénom. La jeune femme bondit de sa chaise, hurle « Mais ferme ta gueule ! », sort de la salle à grandes enjambées. On l'aura vue, f...
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